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Nathalie Clot, finaliste bibliothécaire de l’année 2026 : pourquoi elle a quitté Angers pour Sorbonne Université

Directrice à Sorbonne Université après presque vingt ans à Angers, Nathalie Clot ouvre la série des cinq finalistes des bibliothécaires de l’année 2026.

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Clémence Valombre

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Nathalie Clot, finaliste bibliothécaire de l’année 2026 : pourquoi elle a quitté Angers pour Sorbonne Université
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Vous pouvez voter pour les bibliothécaires de l’année 2026, et la série de portraits commence avec Nathalie Clot. Elle a travaillé presque vingt ans aux bibliothèques et archives de l’Université d’Angers, avant de rejoindre Sorbonne Université pour aider les chercheurs à parler au grand public. Son parcours dit beaucoup du métier.

En bref

  • Nathalie Clot a travaillé presque vingt ans aux bibliothèques et archives de l’Université d’Angers avant de changer de voie.
  • Elle est désormais directrice des relations science, culture et société à Sorbonne Université, auprès des chercheurs.
  • À Angers, son bilan compte trois rénovations pour 17 millions d’euros sur cinq ans et une équipe de 50 agents.

Le chiffre clé : 17 millions d’euros d’investissement immobilier sur cinq ans, pour trois rénovations de bibliothèques à Angers.

Presque vingt ans à Angers : trois rénovations, 50 agents et un prix de l’accueil

Nathalie Clot est la première des cinq finalistes présentées dans la série des bibliothécaires de l’année 2026. Avant de rejoindre Paris, elle a longtemps travaillé dans les bibliothèques et archives de l’Université d’Angers. Elle y est restée presque vingt ans. C’est une longue période, et elle explique pourquoi son départ a demandé du courage.

Le bilan de cette période tient en quelques chiffres. Trois rénovations immobilières, pour 17 millions d’euros d’investissement sur cinq ans. Une équipe de 50 agents. Un blog qui distillait de bonnes idées à la profession. Et, en 2021, un prix de l’accueil au Grand Prix des Bibliothèques de Livres Hebdo.

Ce prix récompensait notamment des ateliers bien-être avec des animaux. Pour vous, usager de médiathèque, l’exemple parle : une bibliothèque peut aussi être un lieu où l’on vient se détendre, pas seulement un endroit où l’on emprunte des livres.

RepèreCe qu’il mesure
Durée à l’Université d’Angerspresque 20 ans
Rénovations immobilières3
Investissement17 millions d’euros sur cinq ans
Équipe50 agents
Distinctionprix de l’accueil, Grand Prix des Bibliothèques de Livres Hebdo 2021

Elle quitte la bibliothèque pour aider les chercheurs à parler au public

Le déclic tient en un constat : il devenait « difficile de se renouveler ». Nathalie Clot a donc tourné la page d’Angers, et le mot courage n’est pas exagéré quand on quitte un univers que l’on connaît depuis aussi longtemps.

Elle est aujourd’hui directrice des relations science, culture et société à Sorbonne Université. Sa mission : aider les chercheurs à sortir de leur labo pour parler de leur travail auprès du grand public. Le chemin paraît éloigné des rayonnages. Il l’est moins qu’il n’y paraît.

« J’avais toujours vu la bibliothèque non pas comme fin en soi, mais comme un instrument servant au partage de la culture et du savoir. »

Nathalie Clot, dans Livres Hebdo

Cette phrase éclaire tout le parcours. Pour elle, la bibliothèque sert à faire circuler le savoir. Son poste actuel poursuit la même idée par un autre chemin : rapprocher la recherche de ceux qui n’y ont pas accès au quotidien.

Des chartes à l’odontologie : un parcours qui n’enferme pas

Nathalie Clot est diplômée de l’École nationale des chartes en 1999. Sa thèse portait sur l’édition de la littérature médiévale dans la première moitié du XIXe siècle. Elle enchaîne ensuite avec l’Enssib pour devenir conservatrice des bibliothèques, avec un mémoire sur la centralisation ou la décentralisation des services communs de documentation en France.

Son entrée dans ce monde se fait par un poste inattendu : responsable de la bibliothèque d’odontologie de l’Université Denis Diderot. Sans appétence particulière pour les dents, précise-t-elle. Elle en tire une leçon enthousiaste : « C’est la joie des bibliothèques ! Nul besoin d’être spécialiste de quelque chose pour comprendre comment peut s'organiser la connaissance sur cet objet ». Ce qu’elle aime dans son métier, c’est sa « plasticité ».

Le métier recouvre des missions très variées :

  • la maintenance de bâtiment ;
  • l’organisation d’expositions ;
  • la composition de collections.

Elle dit avoir abordé ce premier poste « un peu perdante », persuadée d’être trop spécialisée. Elle n’était justement pas spécialisée. Et d’ajouter : « C’est un métier qui ouvre des portes et qui n’enferme pas. »

Cyclo-biblio : le vélo, une manière d’aller vers les gens

Nathalie Clot a plusieurs fois participé à Cyclo-biblio. Le principe : des médiathécaires se rendent au congrès de l’Association des bibliothécaires de France à vélo, en faisant halte dans des villes où ils promeuvent leur métier. Elle y trouve une façon concrète d’« aller vers » les gens.

Le vélo, dit-elle, est une manière d’explorer la ville et de l’habiter de façon écologique et discrète. Elle y voit un parallèle avec le bibliothécaire : « Quelqu’un de discret, capable d’aller partout, qui permet d'être en contact avec le monde, de nous porter ».

À la rentrée, elle a fêté son 100e kilomètre de vélo à Paris. Elle sourit : « Et je suis toujours vivante, j’ai de moins en moins peur ! » Elle a appris à pédaler après ses 18 ans, avec difficulté, comme à chaque fois qu’il faut se lancer.

Changer de vie fait peur, mais elle y va

Le portrait se referme sur une phrase qui résume la série d’un mot : la fonceuse. « Changer de vie, c’est toujours compliqué. J’avais mon confort, mes habitudes. J’ai suffisamment accompagné les gens aux changements pour savoir que c'est terrifiant. J’ai peur, mais j’y vais. »

Ce portrait ouvre une série de cinq consacrée aux finalistes des bibliothécaires de l’année 2026. Livres Hebdo invite les lecteurs à voter. Si vous fréquentez une médiathèque, c’est l’occasion de regarder autrement les personnes qui l’animent : des professionnels capables de passer d’un domaine à l’autre, de piloter des chantiers, de gérer des équipes et d’imaginer des animations inattendues.

Avec Nathalie Clot, le ton est donné. Une carrière qui part des archives et de la recherche, passe par l’odontologie, les rénovations de bâtiments et les ateliers avec des animaux, avant de rejoindre une grande université parisienne. Un parcours qui montre à quel point le métier reste ouvert.

Vos questions

Qui est Nathalie Clot ?

Nathalie Clot est conservatrice des bibliothèques, diplômée de l’École nationale des chartes en 1999 puis passée par l’Enssib. Elle a travaillé presque vingt ans aux bibliothèques et archives de l’Université d’Angers. Elle est aujourd’hui directrice des relations science, culture et société à Sorbonne Université.

Pourquoi a-t-elle quitté les bibliothèques d’Angers ?

Elle a fait le constat qu’il était « difficile de se renouveler » après presque vingt ans. À Sorbonne Université, elle aide désormais les chercheurs à parler de leur travail au grand public. Elle y voit un prolongement de la bibliothèque, vue comme un instrument de partage de la culture et du savoir.

Combien de finalistes pour les bibliothécaires de l’année 2026 ?

Ils sont cinq. Nathalie Clot ouvre la série de portraits, numérotée 1 sur 5. Livres Hebdo invite ses lecteurs à voter pour les bibliothécaires de l’année 2026.

Sources : livreshebdo.fr.

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