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18 254 exemplaires en une semaine : « C'était ça ou mourir » prend la tête des romans malgré la polémique

Malgré les accusations d'IA, le roman de Thélyson Orélien a vendu 18 254 exemplaires en une semaine et passe en tête des romans.

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Clémence Valombre

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18 254 exemplaires en une semaine : « C'était ça ou mourir » prend la tête des romans malgré la polémique
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Vous vous demandez si une polémique peut tuer un livre ? Pas ici. Selon le palmarès publié le 1er octobre, C'était ça ou mourir, de Thélyson Orélien, a vendu 18 254 exemplaires du 21 au 27 septembre, contre 12 506 la semaine d'avant. Il prend la première place des romans, malgré les accusations d'IA que l'auteur dément.

En bref

  • Le roman a vendu 18 254 exemplaires physiques du 21 au 27 septembre, contre 12 506 la semaine d'avant.
  • Il devance Agnès Martin-Lugand et Marc Levy chez les romans, et se classe quatrième des ventes globales.
  • Environ 65 000 exemplaires vendus depuis le 19 août, mais le roman est écarté de la sélection du Goncourt.

Le chiffre clé : 65 000, exemplaires vendus environ depuis la sortie du roman, le 19 août.

18 254 exemplaires en sept jours, contre 12 506 la semaine d'avant

Le décompte est tombé jeudi 1er octobre. Entre le 21 et le 27 septembre, C'était ça ou mourir, le roman de Thélyson Orélien publié chez Grasset, s'est écoulé à 18 254 exemplaires physiques. La semaine précédente, il en avait vendu 12 506.

Regardez le calendrier. Le 21 septembre, le livre décroche le prix Fnac. Quelques heures plus tard, son auteur est accusé d'avoir massivement recouru à l'IA générative pour l'écrire. La semaine mesurée est donc celle de la polémique, et les ventes ont monté au lieu de s'effondrer.

RepèreExemplaires
Semaine précédente12 506
Du 21 au 27 septembre18 254
Depuis la sortie, le 19 août (environ)65 000
Essai de Sarah Knafo, depuis sa sortie210 000

Un détail compte : il s'agit de ventes physiques, relevées par le palmarès hebdomadaire des meilleures ventes. Ce n'est pas un décompte de toutes les lectures du roman.

Première place chez les romans, quatrième au classement général

Le roman passe en tête de la catégorie des romans. Il devance les nouveautés d'Agnès Martin-Lugand et de Marc Levy, pourtant sorties récemment. Sur l'ensemble des ventes, il se place quatrième.

Devant lui, on trouve l'essai de Sarah Knafo, Le Casse du siècle (Fayard), numéro un pour la quatrième semaine consécutive, et deux mangas. Les 210 000 exemplaires de l'essai sont un cumul depuis sa sortie. La place au classement, elle, dépend des ventes d'une seule semaine. Les deux chiffres ne se comparent donc pas directement.

Pour vous, qui guettez le prochain roman à emprunter ou à acheter, le message est simple : sur le rayon des romans, c'est ce titre que le plus grand nombre de lecteurs ont emporté cette semaine-là.

Un livre qui montait déjà : l'effet de l'affaire reste impossible à isoler

Depuis sa sortie le 19 août, le roman s'est vendu à environ 65 000 exemplaires. Pour un premier roman signé d'un auteur étranger resté jusqu'ici inconnu en France, le score est très élevé. Il avait aussi séduit des éditeurs du monde entier avant même d'arriver en librairie.

Cette dynamique explique la prudence des professionnels. Un responsable de l'édition, qui a demandé à rester anonyme, la résume ainsi :

« Le livre était sur sa lancée, avec des ventes progressant de semaine en semaine, donc il est difficile d'évaluer l'impact de l'affaire. »

Un responsable de l'édition, sous couvert d'anonymat, à l'AFP

Autrement dit, la polémique n'a pas visiblement cassé l'élan du livre. Mais rien ne prouve non plus qu'elle ait fait vendre davantage. Les chiffres montrent une résistance, pas une cause.

Défendu par de nombreux libraires, le roman bénéficiait aussi d'un soutien de terrain, que le prix Fnac du 21 septembre est venu renforcer.

Prix Fnac, accusations, plagiat, Goncourt : quelques jours qui ont tout changé

Pour situer les ventes, voici l'enchaînement des faits tel que les sources le rapportent :

  • 19 août : sortie du roman chez Grasset.
  • 21 septembre : prix Fnac, puis accusations d'usage massif d'IA générative. L'auteur, 38 ans, dément.
  • Dans le même temps : des accusations de plagiat visent des textes publiés au Canada, où il vit depuis 2010.
  • Le roman est écarté de la sélection du prix Goncourt.
  • Le week-end dernier : l'auteur interrompt sa tournée en France et rentre au Canada.

Les accusations d'IA sont parties d'un compte anonyme sur X, « Balance ton Claude ». L'essayiste Samuel Fitoussi a reconnu en être l'un des animateurs. Le président du Goncourt a, lui, dénoncé une « campagne de dénigrement ».

Le monde des lettres reste partagé. Mohamed Mbougar Sarr, prix Goncourt 2021, a dit éprouver une « compassion profonde » pour Thélyson Orélien. Des voix s'inquiètent aussi des méthodes employées pour confondre l'auteur.

L'éviction du Goncourt pourrait peser sur les prochains classements

Le test n'est pas terminé. L'éviction de la sélection du Goncourt pourrait affecter les ventes dans les semaines à venir. Le prix est l'un des plus puissants moteurs de la rentrée, et le roman n'en bénéficiera pas.

L'auteur, lui, reste silencieux. Il a indiqué à l'AFP qu'il prendrait la parole « quand tout sera calme ». En attendant, ni les ventes ni le classement ne tranchent la question de l'authenticité du livre, que des commentateurs jugent impossible à régler de l'extérieur.

Ce que les chiffres établissent, c'est autre chose : une semaine de soupçons n'a pas détourné les lecteurs. Les prochains palmarès diront si l'élan tient sans la vitrine du Goncourt.

Vos questions

Les ventes de C'était ça ou mourir ont-elles chuté après les accusations d'IA ?

Non. Du 21 au 27 septembre, le roman s'est vendu à 18 254 exemplaires physiques, contre 12 506 la semaine précédente. Il prend ainsi la première place des romans et la quatrième du classement général.

Pourquoi le roman n'est-il plus dans la sélection du Goncourt ?

Le jury a décidé d'écarter le livre après les accusations d'IA et de plagiat. Le président du Goncourt a dénoncé une « campagne de dénigrement ». Cette éviction pourrait affecter les ventes dans les semaines à venir.

Qui a lancé les accusations, et que répond Thélyson Orélien ?

Elles viennent d'un compte anonyme sur X, « Balance ton Claude », dont l'essayiste Samuel Fitoussi reconnaît être l'un des animateurs. L'auteur dément avoir eu recours massivement à l'IA. Il a indiqué qu'il prendrait la parole « quand tout sera calme ».

Sources : franceinfo, nouvelobs.com.

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