La conjugaison à l’imparfait sert à exprimer une action passée non achevée, une habitude, une description ou un décor. À l’indicatif, elle se forme généralement avec le radical de la 1re personne du pluriel au présent et les terminaisons -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient, un point lié à l’accord du participe passé.
À la bibliothèque, un enfant écrivait : « La pluie tombaient » pendant que sa voisine hésitait entre « nous étions » et « nous étions en train de lire ». Ce petit moment d’atelier résume bien les difficultés de la conjugaison à l’imparfait : choisir le bon temps, retrouver les terminaisons, accorder le sujet, puis comprendre pourquoi ce temps donne au récit une impression de décor vivant. Pour réviser sans réciter mécaniquement, partons d’une scène simple : des lecteurs, des livres jeunesse, une animation qui se préparait, et un événement qui surgit.
En bref : les réponses rapides
L’imparfait de l’indicatif : définition simple et rôle dans le récit
L’imparfait de l’indicatif est un temps du passé qui présente une action non achevée, une habitude, une description ou un décor. Dans un récit, il sert souvent d’arrière-plan : il montre ce qui était en train de se passer avant qu’un événement plus ponctuel arrive.
Formation de l’imparfait : la méthode en 3 étapes
Pour former l’imparfait, on part généralement du verbe conjugué avec nous au présent, on retire -ons, puis on ajoute les terminaisons de l’imparfait. Exemple : nous chantons donne chant-, puis je chantais, tu chantais, il chantait, nous chantions, vous chantiez, ils chantaient.
- Conjuguez le verbe avec nous au présent de l’indicatif : nous choisissons, nous rangeons, nous écoutons.
- Retirez -ons pour obtenir la base de l’imparfait : choisiss-, range-, écout-.
- Ajoutez les terminaisons régulières : -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient.

Les terminaisons de l’imparfait à retenir
Les terminaisons de l’imparfait sont les mêmes pour presque tous les verbes : -ais -ais -ait -ions -iez -aient. Elles s’ajoutent au radical obtenu avec nous au présent. Cette régularité rend l’imparfait plus prévisible que d’autres temps de la conjugaison française.
| Personne grammaticale | Terminaison | Exemple |
|---|---|---|
| je | -ais | je lisais |
| tu | -ais | tu lisais |
| il, elle, on | -ait | elle lisait |
| nous | -ions | nous lisions |
| vous | -iez | vous lisiez |
| ils, elles | -aient | ils lisaient |
Erreurs fréquentes : être, -ger, -cer, -ier et verbes du troisième groupe
Les principales difficultés de l’imparfait concernent le verbe être, les verbes en -ger et -cer, les verbes en -ier et certains verbes du troisième groupe. Il faut écrire nous étions, nous mangions, nous commencions, nous étudiions ou vous voyiez, même si certaines formes surprennent à l’oral.
- Avec imparfait être, on écrit j’étais, tu étais, il était, nous étions : en dictée, la faute vient souvent d’une forme entendue trop vite.
- Pour les verbes en ger imparfait, le e reste devant -ais, -ait et -aient : je mangeais, elle rangeait, ils nageaient.
- Pour les verbes en cer imparfait, le c devient ç devant a : je commençais, tu lançais, ils avançaient, afin de garder le son doux.
- Les verbes en -ier acceptent deux i à nous et vous : nous étudiions, vous copiiez, nous criions, forme correcte même si elle paraît étrange.
- Le troisième groupe imparfait demande une vérification attentive : voir donne nous voyions et vous voyiez, prendre donne nous prenions.
Imparfait ou passé simple : choisir avec la scène de bibliothèque
On emploie l’imparfait pour le décor, les habitudes et les actions en cours ; on choisit le passé simple pour l’événement bref qui fait avancer le récit. Dans les enfants lisaient quand la porte claqua, lisaient installe la scène, claqua marque l’action soudaine. Pour trancher entre imparfait ou passé simple, imaginez l’arrière-plan d’une bibliothèque : les lecteurs étaient installés, le vent soufflait contre les vitres, une classe de CM2 feuilletait des albums pendant une séance de français. Tout cela répond à la question : que se passait-il ? Par conséquent, on sait quand utiliser l’imparfait : il ralentit la narration, décrit, étire une action non bornée. En revanche, si un album tomba d’une étagère, si la bibliothécaire se retourna, si les élèves sursautèrent, l’action répond à : que se passa-t-il ensuite ? Voilà quand utiliser le passé simple : il déclenche ou enchaîne les faits principaux du récit au passé.
Questions fréquentes
Quand conjuguer à l'imparfait ?
On conjugue à l’imparfait pour évoquer une action passée qui dure, une habitude, une description ou un contexte. Par exemple : « Tous les mercredis, je lisais à la bibliothèque » ou « Il faisait froid ». L’imparfait sert donc souvent à installer le décor d’un récit ou à parler de ce qui se répétait.
C'est quoi les terminaisons de l'imparfait ?
Les terminaisons de l’imparfait de l’indicatif sont les mêmes pour presque tous les verbes : -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient. Elles s’ajoutent généralement au radical de la première personne du pluriel au présent. Exemple avec « parler » : je parlais, tu parlais, il parlait, nous parlions, vous parliez, ils parlaient.
Quelle sont les terminaison de l'imparfait de l'indicatif ?
À l’imparfait de l’indicatif, les terminaisons sont : je -ais, tu -ais, il/elle/on -ait, nous -ions, vous -iez, ils/elles -aient. Cette régularité aide beaucoup en conjugaison. Attention toutefois aux verbes comme « être », dont le radical devient « ét- » : j’étais, tu étais, il était, nous étions.
Comment retenir l'imparfait ?
Pour retenir l’imparfait, mémorisez la suite des terminaisons : ais, ais, ait, ions, iez, aient. Associez ce temps aux habitudes et aux descriptions : « quand j’étais petit », « autrefois », « chaque été ». Je conseille aussi de lire des récits jeunesse : on y repère facilement l’imparfait dans les portraits, les ambiances et les souvenirs.
Comment conjuguer les verbes à l'imparfait en espagnol ?
En espagnol, l’imparfait se forme avec des terminaisons différentes selon le groupe. Pour les verbes en -ar : hablaba, hablabas, hablaba, hablábamos, hablabais, hablaban. Pour les verbes en -er et -ir : comía, comías, comía, comíamos, comíais, comían. Il sert, comme en français, aux habitudes, descriptions et actions passées qui duraient.
Comment choisir imparfait ou passé simple ?
On choisit l’imparfait pour le décor, la durée, la répétition ou la description. On choisit le passé simple pour une action brève, précise, qui fait avancer le récit. Exemple : « La pluie tombait » décrit une situation ; « il entra dans la bibliothèque » marque un événement. Les deux temps se complètent souvent dans un récit.
quand utiliser l'imparfait
On utilise l’imparfait pour raconter ce qui était en cours dans le passé, ce qui se répétait ou ce qui décrivait une situation. Il convient pour les habitudes : « nous empruntions des livres chaque samedi », les descriptions : « la salle était calme », ou les actions de fond interrompues par un événement au passé simple.
quand utiliser le passé simple
Le passé simple s’utilise surtout à l’écrit, dans les récits, contes et romans, pour exprimer une action ponctuelle et terminée. Il fait avancer l’histoire : « le héros ouvrit le livre », « elle découvrit un message ». Contrairement à l’imparfait, il ne décrit pas une habitude ou un décor, mais un événement précis.
Pour maîtriser l’imparfait, retenez trois réflexes : identifier une description, une habitude ou une action en cours ; construire le verbe avec les bonnes terminaisons ; vérifier les cas particuliers comme nous étions, les verbes en -ger, -cer ou -ier. En devoir, en dictée ou en atelier d’écriture, relisez chaque phrase en vous demandant si elle plante le décor ou si elle raconte un événement ponctuel. Ce test simple aide souvent à choisir juste.
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