Culture & Société

Jean-Paul Dubois publie « Chacun », son livre « le plus difficile à écrire » : balade à Vespa dans Toulouse

Jean-Paul Dubois, Goncourt 2019, publie Chacun, son livre le plus difficile à écrire. À Vespa, il guide dans le Toulouse de ses romans.

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Clémence Valombre

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Jean-Paul Dubois publie « Chacun », son livre « le plus difficile à écrire » : balade à Vespa dans Toulouse
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Vous cherchez votre prochain livre ? Jean-Paul Dubois, Goncourt 2019, publie « Chacun », qu'il présente comme le plus difficile à écrire de tous ses livres. Pour en parler, il a emmené un journaliste sur sa Vespa noire dans Toulouse, la ville où il vit depuis toujours et qui habite ses romans.

En bref

  • Jean-Paul Dubois, prix Goncourt 2019, publie « Chacun », qu'il présente comme le livre le plus difficile à écrire.
  • Il vit à Toulouse depuis toujours : la Ville rose habite ses romans, du quartier Saint-Étienne à la Daurade.
  • À 76 ans, il zigzague en Vespa noire dans Toulouse, entre travaux impromptus et signalisation retorse, sous la canicule.

Le chiffre clé : 76 ans, Âge de Jean-Paul Dubois, qui sillonne Toulouse à Vespa.

Jean-Paul Dubois fait lui-même la visite, à Vespa, sous la canicule

Oubliez l'image de l'écrivain reclus. Début septembre, par une chaleur qui a tout d'une fin juillet, Jean-Paul Dubois enfourche sa Vespa noire et emmène un journaliste à travers Toulouse. Tee-shirt gris ample, pantalon bariolé, fouetté par le vent : le prix Goncourt 2019 zigzague dans les rues de sa ville.

Le reporter attendait un autre portrait. Il imaginait un ermite occitan, occupé à jardiner, bricoler, lire et, à l'occasion, écrire des livres. Il découvre un homme de 76 ans, impatient de prendre la route. L'écrivain le dit d'ailleurs lui-même : il se déclare « agité par deux pulsions contradictoires ».

La balade n'a rien d'une promenade tranquille. Travaux impromptus, signalisation retorse : le labyrinthe rose a ses pièges. Au milieu de cette circulation, Dubois se penche vers son passager et lance :

« C'est là que ça sert d'être avec un type d'ici. »

Jean-Paul Dubois, à Télérama

La phrase dit tout de son rapport à la ville. Il ne la visite pas, il la connaît par cœur.

« Chacun » est le livre que son auteur juge le plus difficile à écrire

C'est l'information qui compte pour vous. Jean-Paul Dubois publie « Chacun », et le portrait qui accompagne cette sortie le présente comme son livre « le plus difficile à écrire ». Venant d'un auteur couronné par le Goncourt en 2019, l'aveu mérite qu'on s'y arrête.

Un romancier récompensé pourrait aborder chaque nouveau projet avec l'assurance du métier. Ici, c'est le contraire qui est mis en avant : ce livre a résisté. Pour un lecteur qui cherche son prochain roman, c'est un signal. On n'ouvre pas un livre de cette nature comme un titre de plus sur la pile des nouveautés.

Cet article s'en tient à l'homme et à sa ville. L'intrigue, vous la découvrirez page après page, sans résumé qui gâche le plaisir.

Toulouse, du quartier Saint-Étienne à la place de la Daurade

Dubois n'a jamais quitté Toulouse : il y demeure depuis toujours. La Ville rose n'est pas un simple décor pour lui, elle habite ses romans. Au fil du trajet, il guide son passager à travers ses rues et ses souvenirs, en commençant par le quartier de son enfance.

Lieu ou repèreCe que l'on sait
Quartier Saint-ÉtienneLe quartier de l'enfance de l'écrivain
Place de la DauradeFace à la Garonne, étape de la balade
Vespa noireLe moyen de transport choisi pour la visite
Prix GoncourtObtenu en 2019

Ce que cela change pour vous : si vous connaissez Toulouse, vous pourrez relire ses romans en reconnaissant des rues. Si vous ne la connaissez pas, ce portrait donne une raison de la regarder autrement, par les yeux de quelqu'un qui y a grandi.

Un auteur de 76 ans qui préfère la route à la retraite studieuse

Le portrait casse un cliché tenace : celui de l'auteur primé qui se retire pour écrire en silence. Dubois jardine et bricole, certes, mais il bouge. Cette envie de route colle bien à un livre qu'il dit avoir eu tant de mal à terminer.

Pour les amateurs de rentrée littéraire, la lecture est riche. On suit un écrivain installé, avec un Goncourt à son actif, qui continue de se mettre en difficulté. Le lecteur y gagne souvent : un livre arraché à son auteur laisse rarement indifférent.

Et puis il y a cette image, difficile à oublier : un romancier de 76 ans, sur une Vespa noire, qui se bat contre les travaux pour montrer sa ville. Elle suffit à donner envie de le lire.

Pour lire « Chacun », commencez par votre médiathèque

Vous n'avez pas besoin d'acheter chaque nouveauté pour suivre la rentrée. Renseignez-vous auprès de votre médiathèque : demandez si « Chacun » figure au catalogue et, s'il est déjà emprunté, mettez-vous sur la liste de réservation.

  • Vérifiez le catalogue en ligne de votre médiathèque.
  • Réservez le titre s'il n'est pas disponible.
  • Relisez ou découvrez un autre roman de Dubois en attendant.

Si vous êtes en Touraine ou dans le Centre-Val de Loire, votre bibliothèque de quartier reste le meilleur point de départ. Un auteur qui parle autant de sa ville invite aussi à lire de près les livres de ceux qui écrivent le territoire où l'on vit.

Vos questions

Qui est Jean-Paul Dubois ?

C'est un écrivain, prix Goncourt 2019, âgé de 76 ans. Il vit à Toulouse depuis toujours, et la Ville rose habite ses romans.

Pourquoi « Chacun » est-il un livre à part pour son auteur ?

Le portrait publié à l'occasion de sa sortie le présente comme son livre « le plus difficile à écrire ». C'est l'auteur qui porte ce jugement sur son propre travail.

Quels lieux de Toulouse sont évoqués dans cette balade ?

Le parcours à Vespa va du quartier Saint-Étienne, celui de l'enfance de l'écrivain, à la place de la Daurade, face à la Garonne. Il mêle les rues de la ville et les souvenirs de l'auteur.

Sources : telerama.fr.

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